L’histoire des YMCA du rail

Découvrez comment le YMCA et les compagnies ferroviaires du Canada ont conjugué leurs efforts pour aider les travailleurs du rail, bâtir notre réseau ferroviaire national et renforcer, par le fait même, les communautés canadiennes. Les YMCA du rail offraient aux cheminots un «second chez-soi», ainsi que des activités récréatives et éducatives aux communautés environnantes. Le nombre d’Associations canadiennes est passé de 6 en 1900 à 19 en 1920, et plusieurs YMCA canadiens actuels étaient à l’origine des YMCA du rail.

Carte du Canada

Les chemins de fer se sont révélés une puissante force de modernisation pour bâtir le Canada que nous connaissons aujourd’hui. En plus de relier notre pays au moyen d’un réseau de transport et de communication, les chemins de fer ont joué un rôle de premier plan dans la vie et le développement social des Canadiens. Après la Confédération en 1867, de nombreux leaders politiques ont fait du lobbyisme en faveur d’un réseau ferroviaire «d’un océan à l’autre» dans le but d’aider à unir les territoires restants sous contrôle britannique en Amérique du Nord. Il aura fallu attendre près de 20 ans avant que ce rêve puisse se concrétiser.

Le mouvement YMCA était arrivé au Canada plus tôt, soit en 1851, avec la mission de répondre aux besoins des communautés et des individus. Alors que la construction du réseau ferroviaire allait bon train, le YMCA a perçu un besoin pressant de venir en aide aux travailleurs du rail, qui occupaient des emplois physiquement exigeants, souvent dangereux et isolés. Bon nombre d’entre eux étaient éloignés de leur famille et avaient peu de distractions à part visiter les saloons pendant leurs heures de loisir.

Bâtiment du YMCA du rail, Est de Toronto, 1900

   YMCA du rail, Est de Toronto, 1900

Bâtiment du YMCA du rail, Field (C.-B.)

             YMCA du rail, Field (C.-B.)

À la fin des années 1870, les YMCA tenaient le dimanche des rassemblements dans les gares, appelés «réunions évangéliques du rail». En 1897, le premier YMCA du rail permanent a ouvert ses portes à Toronto. Il abritait un dortoir, des bains et un restaurant, de même qu’un petit gymnase et une aire extérieure pour des activités récréatives. Des YMCA du rail ont rapidement commencé à faire leur apparition à l’échelle du pays, offrant un «second chez-soi» aux travailleurs du rail. Les services qui y étaient offerts allaient de l’administration des premiers soins (une indication claire des dangers associés à leur travail) et de cours sur la technologie diesel à des jeux de société et des concerts, sans oublier des groupes de discussion et des programmes d’alphabétisation.

De nombreux YMCA du rail servaient les communautés locales en plus des travailleurs du rail, en particulier dans les régions éloignées. Dans certains cas, les résidents avaient accès aux programmes offerts aux travailleurs du rail; souvent, c’étaient des activités récréatives telles que des danses communautaires, des programmes de natation ou des groupes de bridge qui suscitaient un vaste intérêt.

Des hommes devant le YMCA du rail de Mimico, Nouveau Toronto, 1936

YMCA du rail de Mimico, Nouveau Toronto,
1936

Des hommes à une compétition sportive au YMCA du rail, Niagara Falls, c1965

    YMCA du rail, Niagara Falls, c1965

YMCA du rail canadiens

  • C.-B: Cranbrook, Field, Revelstoke
  • Alb.: Calgary
  • Ont.: Algoma, Allandale (Barrie), Belleville, Capreol, Cartier, Chapleau, Est de Toronto, Fort Erie, Hornpayne, Ignace, Kenora, Nouveau Toronto (Mimico), Niagara Falls, Port Huron, St. Thomas, Sarnia, Schreiber, Sioux Lookout, Stratford, Toronto Spadina, White River
  • Qc: Montréal Saint-Henri, Pointe-Saint-Charles
  • N.-B.: Moncton

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